DossierOff-shore : un marché relativement épargné

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6 - Claude briqué : " Nous travaillons avec l'ensemble des secteurs d'activité, de la PME aux grands groupes "

Trois questions à Claude Briqué, président d'ADM Value, qui présente l'activité de son entreprise implantée au Maroc et à Madagascar.

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Claude Briqué, président (ADM Value)

Quel bilan dressez-vous de votre activité à l'off-shore en 2012 ?

Nous réalisons 98 % de notre activité à l'offshore, soit environ 44 millions d'euros de chiffre d'affaires et 18,9 % de croissance en 2012. Nous avons ouvert un premier site à Rabat en 2002. Depuis, nous avons trois autres sites : un second à Rabat, un à Meknès et enfin, un à Oujda. À Madagascar, nous avons été le premier prestataire à nous implanter en 2008. Au Maroc comme à Madagascar, nous bénéficions d'un bassin d'emploi important et de collaborateurs motivés. La maîtrise de la langue est parfaite car les collaborateurs font leurs études en français. Néanmoins, la création d'un centre de contacts sur place demande une connaissance de la culture locale, économique, politique, administrative et environnementale forte. Nous offrons aux grands donneurs d'ordres français, ainsi qu'aux PME, la possibilité de réaliser une bonne combinaison prix et qualité de service avec une économie globale de 50 % pour le client, frais de gestion du projet et coûts des liaisons télécoms inclus, par rapport aux coûts internalisés.

Quelles prestations commercialisez-vous et dans quels secteurs ?

Notre offre s'articule autour de dix pôles relatifs à la relation client : service client, acquisition client, fidélisation et rétention, modération et animation, développement de la valeur client, BPO, recouvrement, courtage en assurances, fundraising et conseil. Nous travaillons avec l'ensemble des secteurs d'activité, de la PME aux grands groupes : automobile, assurances, e-commerce, prestataires de services, alimentaire, énergie, associations, presse...

Pouvons-nous dire que les prestations à l'off-shore sont de meilleure qualité qu'il y a quelques années ?

Au Maroc, nous avons développé une offre premium pour des opérations spécifiques. Cela englobe, par exemple, des opérations de service clients sur des produits complexes ou à forte valeur ajoutée. Nous gérons aussi des prestations de recrutement de donateurs, qui demandent des connaissances spécifiques d'un marché donné. Les profils recrutés sont équivalents, voire supérieurs, à ceux que l'on trouve dans l'Hexagone, car les salariés ont fait leurs études supérieures en France. Ils ont une bonne compréhension des demandes. À Madagascar, nous traitons les appels entrants et sortants. Nous proposons aussi des activités de BPO, de traitement de dossiers, modération et animation de communauté, etc. Certains métiers intégrant la souscription de contrats pour des secteurs spécifiques sont encore conservés par les donneurs d'ordres, en interne ou sur des sites de production en France ou au Maroc, généralement. Pour les secteurs bancaires, assurances et technologiques, par exemple, la demande de transfert de compétences est longue et très spécifique.

Source : GFM

Martine Fuxa,<br/>rédactrice en chef Martine Fuxa,
rédactrice en chef

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