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Le secteur bancaire façe au manque d'attractivité des agences

Publié par Véronique Meot le - mis à jour à
Le secteur bancaire façe au manque d'attractivité des agences

Si les besoins en recrutement se stabilisent en 2024, le secteur bancaire est néanmoins appelé à faire évoluer les postes de conseillers en agence pour renforcer leur attractivité. C'est en substance ce que révèle une étude menée par Fed Finance.

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Dans le secteur bancaire, 38 % des professionnels travaillant en agence envisageraient de changer de poste et seulement 26 % se projetteraient entre 1 et 3 ans dans leur fonction, selon l'enquête menée par le cabinet de recrutement Fed Finance, « Comment les établissements bancaires font-ils pour maintenir les métiers de conseillers attractifs et continuer à susciter des vocations ? » (1). En cause ? « Les incivilités en agence, la pression commerciale ou encore un cadre réglementaire toujours plus exigeant, le manque de projection dû à une transformation du secteur (digitalisation) », cite Carl Palut, consultant en banque de détail et organismes financiers chez Fed Finance. Ainsi, 53 % des répondants estiment que la pression commerciale est trop grande en agence notamment en raison de la diminution des effectifs.

Le cabinet de recrutement a entrepris cette étude après avoir constaté les difficultés de recrutement des banques en 2022 et 2023. « La crise sanitaire, avec la fermeture des agences, et la digitalisation accélérée ont contribué à la perte de sens pour certains collaborateurs, nous constatons une rupture générationnelle, pour les uns le contact humain reste essentiel alors que pour les plus jeunes, l'avenir du métier se trouve dans d'autres modèles comme les banques en ligne, les néobanques, ou fintech, par conséquent ils se désengagent », commente Carl Palut.

Comment contrer l'hémorragie ? « Les banques doivent rendre les métiers en agence plus attractifs, soigner leur marque employeur, élargir les emplois à des profils issus de la gestion de la relation client à distance et du courtage en immobilier ou des commerciaux d'autres secteurs, tout en enrichissant leurs parcours d'intégration », souffle Carl Palut.

Autre axe, l'étude de Fed Finance, citant trois de ses clients - acteurs majeurs du secteur bancaire - suggère la révision des fiches de poste. « Il est temps de redonner du sens au métier de conseiller en agence, d'améliorer les politiques de bien-être au travail, en aménageant les horaires, en renforçant l'équilibre vie privée vie professionnelle, en proposant un jour ou deux de télétravail par semaine, etc. ». Bref en proposant aux candidats davantage de flexibilité. 45 % des professionnels interrogés défendent la mise en place d'une politique de bien-être au travail.

Enfin, Carl Palut pointe le package de rémunération. 62 % des personnes interrogées attendent une politique de rémunération en adéquation avec le marché. « Aujourd'hui, les conseillers souhaitent évoluer plus rapidement », glisse le consultant. « Un jeune diplômé conseiller de clientèle professionnelle perçoit entre 41 et 43 K€ en 2024 contre 36 à 38 K€ en 2021 par exemple. Les métiers ont gagné quelques K€ sur les rémunérations fixes, mais tous les acteurs ne proposent pas les mêmes niveaux de salaire et les candidats sont sollicités par la concurrence », conclut-il.

(1) Méthodologie : Étude menée entre février et mai 2024 auprès de chargés de recrutement de trois établissements bancaires et diffusion d'un questionnaire auprès d'une centaine de candidats avec un ciblage par métier (guichetier/ conseiller clientèle particuliers/ conseiller clientèle professionnels/ conseiller clientèle patrimoniale/ directeur d'agence).




 
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