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La voix, le nouveau mot de passe ?

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Qui n'a pas déjà oublié son mot de passe... Qui n'utilise qu'un seul mot de passe pour plusieurs comptes… La mémoire nous faisant souvent défaut, notre comportement vis-à-vis du fameux mot de passe favorise les risques d'usurpation d'identité. En témoigne, le vol de 6,5 millions de mots de passe dont a été victime le réseau social LinkedIn.

A l’instar d’opérateurs de télécommunications comme Bell Canada (près de 4 millions d'utilisateurs) et Turkcell (plus de 5 millions d’utilisateurs), d’autres grandes entreprises s’aperçoivent que la biométrie vocale n'est pas seulement efficace et pratique, mais qu’elle est en train de devenir incontournable pour offrir une relation client à distance à la fois conviviale et sécurisée.

Le téléphone : le point faible de la sécurité
En période d’instabilité économique, aucune entreprise ne peut se permettre de voir son image détériorée par une affaire de fuites de données personnelles. D'autant que les fraudeurs, pragmatiques, adaptent sans cesse leurs méthodes. Au moment où les entreprises investissent dans la sécurisation des transactions en ligne pour lutter contre l’usurpation d’identité, ils s’intéressent aux domaines les moins protégés, comme les interactions par téléphone.

En s’armant d’un système d’authentification vocale pour combattre la fraude, les entreprises peuvent réaliser des économies tout en rendant leurs procédures d’identification et de vérification plus conviviales pour leurs clients.

Principes de fonctionnement de la biométrie vocale
Pour identifier les personnes, la biométrie vocale analyse des échantillons de voix. Cette technologie mesure la longueur et la forme du tractus vocal, ainsi que la tonalité et le débit de parole. Ces caractéristiques forment ce que l'on nomme l’empreinte vocale.

La première fois qu’un client s’identifie auprès d’un système, un échantillon de sa voix est prélevé et stocké. Lorsqu’il réutilise le système, un second échantillon de sa voix est collecté, puis comparé à l'empreinte stockée. Cette comparaison génère un score de confiance. De cette façon, on détermine si l’interlocuteur peut ou non accéder au système. En outre, la biométrie vocale est capable de s’adapter aux variations de la voix résultant, par exemple, d’un rhume ou du vieillissement.

De nouveaux services automatisés pour les centres d’appels
Une empreinte vocale est pour ainsi dire impossible à usurper. De plus, elle peut être vérifiée à distance, sans équipement dédié et onéreux - sans compter que ce mécanisme identifie les individus plus rapidement que les méthodes traditionnelles. Qui plus est, les clients sont dispensés de répondre aux questions d'identification des agents des centres d’appels.

La biométrie vocale comme processus d’identification pour les centres d’appels ou pour les applications mobiles permet aux entreprises d’offrir à leurs clients de nouveaux services automatisés, comme par exemple : des services de changement d’adresse ou d'envoi des nouveaux codes de carte de paiement égarés, sans intervention d’un conseiller.

A la fois simple et pratique, l’authentification par empreinte vocale relève donc le défi de sécuriser les données personnelles des clients de manière rapide et conviviale. Quand d’autres méthodes de sécurité compliquent l’accès des utilisateurs à leur compte, elle affranchit les entreprises de ces barrières sans rien perdre en efficacité. L’authentification vocale est à coup sûr en passe de se démocratiser. Notre voix pourrait ainsi bientôt remplacer nos habituels mots de passe et codes PIN.