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Infographie L'évolution de l'expérience client en points de vente de 1800 à 2050

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Mood Media, acteur du marketing expérienciel en points de vente, présente une étude inédite découpée en huit grandes périodes qui revient sur l'histoire de l'expérience client en magasin depuis 3 siècles et imagine le futur. L'enjeu ? Comprendre quelles innovations retails ont marqué l'histoire.

Comment optimiser l'expérience client aujourd'hui et surtout demain ? À chacune de ces périodes, différents indicateurs de l'expérience client ont été observés : format du magasin, ambiance, services proposés aux clients, vitrine, et paiement. Quatre grands enseignements peuvent en être tirés :

- L'émotion, vecteur de l'expérience client. À travers les époques, l'étude, menée par Mood Media et Bruno Daucé, maître de conférence à l'Université d'Angers, démontre que c'est un pilier essentiel de l'expérience client. Les premières galeries commerciales du début du 18e siècle marquent le rapprochement entre commerce et activités récréatives. Ce mouvement se trouve amplifié au 19e siècle avec l'avènement des Grands Magasins. Avec leur taille, leur choix de produits et l'introduction des innovations technologiques de leur temps, l'ascenseur et l'électricité, ils vont transformer l'acte d'achat en plaisir et poser les bases du commerce moderne. Ils popularisent alors de nouvelles méthodes commerciales qui vont faire leur renommée : politique de prix bas, prix fixe, affichage des prix, entrée libre, vente par correspondance...

Cette attention portée à l'expérience client passe également par la stimulation des sens. Le client peut également librement toucher les produits et en 1920 apparaît la première musique d'ambiance enregistrée. En 1970, on assiste à l'évenementialisation des vitrines et depuis le début des années 2000 de nombreux magasins n'hésitent plus à recourir aux parfums d'ambiance. Ces pratiques, qui visent à développer la valeur émotionnelle de l'acte d'achat, pourront demain être confortées par les " Feel Data ". En effet, les marques pourront mesurer et analyser des millions de données émotionnelles, normées, anonymes et comparables et ainsi adapter leur expérience client.

- La personnalisation : parler à chaque client plutôt qu'à tous les clients quand avec les grands magasins, la standardisation était devenue la norme. Cette personnalisation s'applique à tous les critères de l'expérience client (format du magasin, services, produits ou relation client). Une tendance qui s'intensifie avec le développement de la géolocalisation, l'arrivée de l'impression 3D mais aussi de la réalité augmentée.

- Epicerie vs mercerie : Le 19e siècle ne voit pas le commerce d'épicerie évoluer aussi rapidement que celui de mercerie et cela bien que les dépenses d'alimentation dans le budget des ménages restent à l'époque largement supérieures à celle réalisées pour se vêtir ou se meubler. Il faudra attendre la maîtrise du produit d'épicerie, sa standardisation, l'apparition des marques, de l'emballage pour voir le commerce d'alimentation évoluer sous l'impulsion d'acteurs comme Félix Potin. Au 20e siècle, les magasins d'alimentation préfèrent, à la confusion parfois savamment orchestrée des magasins de nouveautés ou des grands magasins, un espace où la circulation est organisée et le rangement ordonné grâce à du mobilier modulaire. Ce mouvement trouvera son apogée dans le libre-service et le développement de la grande distribution alimentaire.

- Le néo lieu de vie : pourquoi y aurait-il toujours des magasins quand n'importe quel client pourra se projeter les objets chez lui via la réalité augmentée et les imprimer lui-même ? Pourquoi peiner à les conserver pour une marque ? Le magasin reste pour l'enseigne et le client un lieu d'expérimentation. Nul doute qu'aujourd'hui les objets connectés profiteraient d'une présence plus grande en magasin mais c'est déjà ce qui inspire sans doute des opérations comme le Noël de la French Tech. Enfin, l'attention portée à la valeur émotionnelle de l'acte d'achat ne doit pas faire oublier ce qui fait la richesse d'une émotion : la possibilité de la partager. Le magasin, à travers sa dimension sociale reste un lieu privilégié pour ce partage. L'exemple des community rooms mises à disposition par l'enseigne REI aux États-Unis doit inspirer les autres enseignes.