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Tenovis veut regagner le terrain perdu

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La division télécommunications de Bosch France a pris récemment le nom de Tenovis. Nantie de cette identité et d'un nouveau directeur général, la société veut regagner les parts de marché perdues ces dix dernières années.


« D'ici trois à cinq ans, nous aurons regagné nos parts de marché dans le secteur des télécommunications en France. » Cette profession de foi de Bruno Josse, nouveau directeur général de Tenovis, annonce clairement la couleur. Sous ce nom se cache un acteur historique du secteur, Bosch Telecom, récemment racheté par l'investisseur américain KKR (Kohlberg Kravis Roberts and co) avec la volonté de créer un pôle européen capable de concurrencer Alcatel, Matra Nortel, Ericsson et Siemens. La division télécommunications de l'équipementier allemand avait perdu, ces dix dernières années, d'importantes parts de marché. Tenovis possède aujourd'hui des bases solides pour soutenir ses ambitions : une présence dans onze pays européens, un chiffre d'affaires mondial de 7 MdF et une base clients de 200 000 entreprises dans le monde, dont 23 000 en France. Tenovis commercialise des solutions complètes pour centres d'appel (business call centers), qui regroupent PABX, ACD, SVI, CTI, Voix sur IP, ainsi que l'intégration de ces éléments avec les solutions métiers, comme les logiciels de front-office de type CRM. L'entreprise offre également des systèmes de messagerie unifiée (avec Novavox et Novaplex) et des solutions réseaux (avec Cisco). Tenovis cherche à créer une offre globale liée aux traitements des appels entrants et sortants. Pour ce faire, la société va nouer des alliances : en amont avec des opérateurs télécoms et en aval avec des ASP (application service provider) et des SSII. Les équipes commerciales vont être étoffées, surtout en avant-vente, et une campagne de communication de près de 8 MF sera consacrée au soutien de la marque. Enfin, les produits seront divisés en trois segments de marché : les Soho, les PME-PMI non structurées, c'est-à-dire les petites entreprises familiales monosites, et les PME-PMI structurées, multisite et plus avancées dans les technologies de l'information.