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SNT se désengage du marché français

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Le groupe néerlandais transfère les activités de sa filiale française à Vitalicom, une entité détenue à 51 % “au moins” par la nouvelle équipe dirigeante.


Le 3 juillet dernier, le groupe SNT a annoncé le transfert des activités de sa filiale hexagonale, SNT France, à Vitalicom. Quid de cette entité ? «Un partenaire de SNT en France », précise, lapidaire, un communiqué paru sur le site internet de l'outsourcer. A sa tête, la nouvelle équipe dirigeante (voir encadré) n'est guère plus prolixe. Seule information concédée : « SNT France est toujours présent en France et compte le rester. » Les cinq patrons ont pris leurs fonctions le 1er juillet. Ils détiennent “au moins” 51 % du capital de Vitalicom. SNT conservant 30 % des actifs. En fait, le tour de table n'est pas encore réellement achevé. Reste à mettre un nom derrière les 19 % restants et à boucler définitivement le plan de participation. Tout doit être décidé d'ici début octobre. Deux pistes sont néanmoins à privilégier. Soit le groupe néerlandais trouve un autre investisseur ; soit les actionnaires majoritaires vont au-delà de leur participation initiale… Bien que non présenté comme tel, le désengagement français de SNT constitue « la seconde étape » d'une stratégie internationale révisée. Et ce, suite « à des difficultés (…) et pertes opérationnelles » sur le territoire. Mais, précise le communiqué, « en gardant un intéressement substantiel (…), SNT préserve ses ambitions internationales ». Depuis son arrivée en France en 2001 à la faveur du rachat des centres d'Atos Origin (8 sites, environ 2 500 personnes), l'outsourcer était au cœur des rumeurs. « Ils ont du mal à intégrer leur acquisition » , ou encore « ils veulent vendre ». Et, à chaque fois, la même réponse : «Nos concurrents jouent la déstabilisation.» Force est de constater aujourd'hui qu'il n'y a pas de “fumée sans feu”.

La nouvelle équipe dirigeante de SNT France


Renaud Sassi, 39 ans, Dg, ancien Dg de Zebank et de la société Carte Pass chez Carrefour ; Alfredo Bacin, 35 ans, Dga, ancien directeur technique de Zebank et du projet e-marketing chez Volkswagen ; Pierre Servais, 51 ans, DAF, Ecole Centrale à Lyon ; Farid Akani, 39 ans, directeur du développement, ancien directeur de la relation client chez MMA et marketing chez Zebank ; Arnaud Fontant, 45 ans, DRH.