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LES RENSEIGNEMENTS TELEPHONIQUES N'ONT PLUS LA COTE

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Selon l'Ifop, les Français utilisent rarement les renseignements téléphoniques. Jugés trop coûteux, ces derniers sont délaissés au profit d'Internet et de l'annuaire papier.

@ FOTOLIA / ONIDJI

- Connaître la météo des jours suivants, trouver un numéro de téléphone... en matière de recherche d'informations, Internet vole la vedette aux renseignements téléphoniques. Tel est le constat d'une étude Ifop pour le 3999. En effet, 25 % des Français privilégient les services de renseignements téléphoniques pour chercher un numéro de téléphone, contre 66 % pour Internet. Ce dernier est privilégié par les moins de 50 ans, les Franciliens (72 %) et les CSP + qui ont deux fois plus recours au Web (89 %) pour leurs recherches qu'à l'annuaire (40 %). L'annuaire papier est, quant à lui, sollicité par 62 % des sondés, principalement les plus de 50 ans, les non-bacheliers et les provinciaux. Loin devant les horaires d'une salle de cinéma (45 %) et les informations sur la Bourse (25 %), la météo (84 %) et les numéros de téléphone (63 %) sont les informations les plus recherchées.

L'utilisation d'un support préférentiel s'explique par l'objet de la recherche. Ainsi, Internet reste le moyen privilégié pour obtenir des renseignements sur les horaires d'une séance de cinéma (69 %) ou des informations boursières (64 %) . Dans ce cas, les renseignements téléphoniques apparaissent comme un moyen de recherche marginal. En revanche, en ce qui concerne la météo, 72 % des sondés utilisent d'autres moyens que le Web (58 %). Ces résultats montrent un attachement à des vecteurs d'information plus traditionnels comme la télévision, la radio ou encore les journaux.

Le profil de l'utilisateur influe aussi sur le choix du moyen d'information. Au troisième rang des moyens utilisés, les renseignements téléphoniques séduisent les actifs, 35 % des 25 à 34 ans et 27 % des 3 5 à 49 ans. Seuls 14 % des moins de 25 ans et environ 18 % des plus de 50 ans l'utilisent. En revanche, le taux d'utilisation est aussi élevé chez les diplômés que chez les non-diplômés (environ 30 %). Autre constat, l'emploi de ce service est proportionnel à la taille des métropoles. Utilisé à 28 % en agglomération parisienne, il ne l'est qu'à 23 % dans les communes urbaines de province et qu'à 21 % dans les communes rurales. Employé par 40 % des cadres, seul un ouvrier sur quatre y a recours.

Les renseignements téléphoniques apparaissent donc en retrait. Près de deux Français sur trois (63 %) ne les ont jamais utilisés (75 % des 65 ans et plus), moins d'un Français sur quatre y a déjà eu recours plusieurs fois et 14 %, soit un Français sur six, ne les ont utilisés qu'une seule fois.

Le prix (55 %) apparaît comme le premier obstacle pour recourir à ces services. Il est surtout invoqué par les jeunes (68 % des moins de 35 ans, contre 41 % des 65 ans et plus), les employés (67 %) et les professions intermédiaires (63 %) . Les difficultés pour les utiliser (22 %) ou les joindre (12 %) sont autant de freins à son utilisation. Même si 71 % des utilisateurs jugent ces services coûteux, ils sont majoritairement satisfaits (81 %) des prestations. Plus de huit utilisateurs sur dix, jugent ces services «faciles à joindre» (88 %), aptes à satisfaire rapidement aux demandes (84 %) , «précis dans les renseignements fournis» (87 %) et réservant «un accueil convivial» (87 %). Cependant, le taux de satisfaction tend à décroître avec l'âge. S'il est de 84 % chez les jeunes de moins de 25 ans, il est moins élevé chez les personnes âgées de plus de 65 ans (76 %).

Méthodologie

Méthodologie L'étude a été réalisée par l'Ifop, pour le compte du 3999, auprès de 1 007 personnes. Après stratification par région et catégorie d'agglomération, la représentativité de l'échantillon s'est faite selon la méthode des quotas (sexe, profession du chef de famille, âge).