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LDI : le prix n'est plus un argument

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La bataille entre les opérateurs se fait sur les services offerts, tel est l'avis de Christian Cor, directeur général de LDI Télécom.

Vous proposez des numéros libre appel qui ne ressemblent pas aux numéros 800. Est-ce une volonté d'être différent ?


Christian Cor : Nous proposons depuis quelques mois des numéros d'appel gratuit qui, en effet, ne sont pas des numéros d'apparence classique. Les nôtres utilisent la ressource appelée 3BPQ, ce qui signifie qu'il faut composer un "3" suivi de trois chiffres - nos numéros commencent par "3633" - pour accéder à l'accueil vocal du serveur parisien qui vous propose de composer un code à six chiffres. C'est une mesure provisoire, pour pallier le fait que l'Autorité de régulation ne nous ait pas encore attribué de numéros 800. Malgré cela, notre offre sur "3633" a l'avantage d'être légère, avec une mise en place en un quart d'heure pour les besoins de courte durée. Dès son lancement, elle était bien positionnée par rapport à celle de France Télécom. Et même aujourd'hui, nous offrons environ 10 % d'économie par rapport aux Numéros Vert. Le coût d'appel est de 94 centimes à la minute et l'abonnement est gratuit. La mise en place des numéros 800 sera aussi accompagnée d'une nouvelle offre tarifaire.

Le prix est-il l'argument clé de votre offre ?


Non, je ne suis pas l'opérateur le moins cher sur tout. D'ailleurs, le moins cher sur tout, cela n'existe pas. La guerre des prix est déjà faite. Tout le monde sait que dans le bon calcul, les différences tarifaires entre les opérateurs alternatifs sont résiduelles. Un opérateur qui n'argumente que sur les tarifs est un opérateur qui n'a rien à offrir. Chez LDI, nous proposons un bouquet de services basés sur l'utilisation d'Internet. En premier lieu, la facturation détaillée envoyée par e-mail. Pour le client, elle présente l'avantage d'intégration directe dans ses applications de comptabilité analytique, par un simple jeu de macros. Pour nous, c'est l'économie des coûts d'impression et d'envoi des rapports inutiles : au-delà de cinquante pages, le rapport ne sera jamais lu. Avec Internet, nous offrons au client la possibilité de suivre sa facture au jour le jour. Et avec un petit logiciel, le client peut, à partir de son propre PC, construire une conférence téléphonique sur notre serveur sans que nous ayons à intervenir. Nous pensons proposer bientôt une offre spécifique aux centres d'appels qui gèrent des hot lines informatiques payantes. La nouvelle offre apportera des solutions au problème de gestion du crédit-temps.

Quelle est votre cible ?


Notre offre est a priori destinée à tout type de clients. Mais le cœur de cible en France est constitué par des factures mensuelles se situant entre 4 000 et 10 000 francs. Les grands comptes privilégient généralement France Télécom ou Cegetel. Et nous, nous leur servons de lièvre. Ils viennent chez nous, demandent un devis et ensuite vont le présenter à France Télécom pour faire baisser leurs tarifs.