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ESDI European Line : du local au national

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Depuis Belfort où il a gagné ses lettres de noblesse sur le marché local, l'outsourcer indépendant compte conquérir l'Hexagone.


Les professionnels du secteur sont prévenus. Le "Lion de Belfort" pourrait bien rugir une nouvelle fois. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de résister comme par le passé à un envahisseur mais de conquérir de nouveaux terrains d'expression. C'est, en résumé, l'intention d'ESDI European Line, un outsourcer indépendant belfortain, qui annonce des ambitions nationales. Créé en juillet 2000 sur le métier du help-desk et réorganisé en 2001 en holding chapeautant quatres entités (ESDI Télémarketing, ESDI Help-desk, ESDI Informatique, et ESDI System), le prestataire a gagné ses lettres de noblesse auprès de grands comptes représentés localement. Il se positionne sur deux activités principales : l'insourcing (GE, Alstom, Carrefour), l'outsourcing (Renault, PSA, Aubade.) et revendique un chiffre d'affaires 2001 de 2,3 ME. Et ses prévisions en la matière vont bon train : 5 millions d'euros en 2002, 15,25 ME en 2003. Le tout à partir d'agences commerciales implantées aux quatre coins du territoire. Premières en date, Paris en début d'année et Lyon en juin prochain, en attendant Lille, Nantes ou encore Toulouse. « Nous devons être proches de nos clients », juge Fabien Piquemal, directeur commercial. Le responsable aurait détecté près de 80 projets susceptibles de rejoindre son portefeuille client.

Deux pour cent de turn-over


Mais point de salut sans plate-forme de production. Bien qu'annonçant là aussi des projets de création, ESDI European Line dispose pour le moment d'un bâtiment de 1 200 m 2 pouvant accueillir jusqu'à 118 stations de travail. Situé en zone franche sur un ancien site IBM, le centre d'appels n'accueille pour le moment que 48 postes pour 50 salariés (au total la société compte 80 personnes dont 30 en insourcing). D'ici la fin de l'année, la société belfortaine pourrait recruter 40 personnes supplémentaires. Des collaborateurs engagés en CDI (95 % des effectifs actuels) qui, pour ceux déjà présents, font preuve d'une certaine fidélité. « Nous connaissons 2 % de taux de turn-over », déclare Bernard Barsznica, fondateur et P-dg d'ESDI European Line. Et d'aller plus loin : « Nous souhaitons améliorer l'image des centres d'appels ».

Mot clés : euro |

Nicolas Seguin