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Actel fait du rab à Bar-le-Duc

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Pour répondre à une croissance régulière et pallier les lacunes du bassin d'emploi francilien, la société de télémarketing a choisi de s'étendre en province.


Actel, installé en région parisienne depuis plus de vingt ans, ouvre un site à Bar-le-Duc. Les raisons de cette implantation sont, pour partie, sans surprise. Une croissance objective : en trois ans, Actel a multiplié son chiffre d'affaires par quatre (40 MF aujourd'hui). Un fort turn-over (60 % des effectifs ne restent pas trois mois), un faible taux d'implication et des difficultés de recrutement sur le site de Rueil-Malmaison (deux centres pour 210 positions au total). Trois éléments majeurs expliquent le choix de Bar-le-Duc : une distance raisonnable de Paris (moins de deux heures en train), un bon bassin d'emploi, l'absence quasi absolue de concurrence significative. « Il y avait l'hypothèse d'une installation à l'étranger. Mais le fait de ne pas maîtriser la culture locale, et ses références, constitue une barrière supplémentaire dans le contact commercial », note David Soussan, directeur associé. Actel n'a pas lancé d'appel d'offres formalisé. La décision finale s'est faite au fil de contacts avec des responsables d'agences de développement et des élus locaux, dont l'offre véritable se limitait souvent à l'infrastructure immobilière. Actel s'installe dans un bâtiment en phase d'aménagement, "habitable" en 2002. En attendant, les 24 positions opérationnelles à l'ouverture ont trouvé refuge dans un immeuble de transit. L'outsourcer entend investir 12 MF sur trois ans pour finaliser cette expansion. A terme, Actel disposera à Bar-le-Duc de 120 postes de travail. L'équipe d'encadrement était constituée avant le lancement des premières activités en septembre dernier. Le patron du nouveau site étant précédemment patron opérationnel de l'un des centres de Rueil. Quant aux téléacteurs, ils seront recrutés localement, avec l'aide notamment de l'ANPE. Sur la base de salaires assez variables puisque l'entreprise est fortement adepte de la différenciation des statuts et de la prime qualité. Ce qui peut générer des différences salariales de l'ordre de 3 000 F entre un téléacteur et un autre. « Les sites de Rueil-Malmaison et de Bar-le-Duc ont fait l'objet d'une interconnexion via l'infrastructure VPN/IP permettant l'exploitation des mêmes bases de données, en test actuellement », précise David Soussan. Par ailleurs, la société ajoute un Alcatel 4 400 à son système Hermès Pro.