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« Nous devons répondre à l'évolution du secteur »

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Après une édition 2010 en demi-teinte, Tarsus redynamise Stratégie Clients. Le programme de conférences et l'organisation concomitante du nouveau salon B-ecommerce devraient booster l événement organisé les 5, 6 et 7 avril prochains à la porte de Versailles à Paris. Ghislaine de Chambine, directrice de pôle chez Tarsus et responsable des deux salons, présente l'édition 2011.

Moins d'exposants et moins de visiteurs: le bilan de l'édition 2010 de Stratégie Clients a été mitigé. Comment l'expliquez-vous?

Ces deux dernières années, le salon a effectivement subi une baisse de fréquentation globale, et ce, en partie à cause de la crise. En règle générale, tous les salons passent par des périodes difficiles. D'une part, les budgets marketing des entreprises ont été réduits. En outre, les commerciaux n'ont plus le temps de passer trois jours sur un même événement. D'autre part, du côté des visiteurs, Internet a changé le monde du salon et les stands ne suffi sent plus à les attirer. Malgré tout, pour la profession, qui ne peut pas se passer des rencontres en face-à-face, le salon reste un excellent moyen d'échanger en direct.

Quelle stratégie allez-vous adopter pour relancer

Aujourd'hui, les visiteurs sont tout d'abord des directeurs relation client et des directeurs marketing. Nous devons donner à ce public très qualifié l'envie de venir et de rester le plus longtemps possible sur le salon. Pour y parvenir, l'événement doit désormais présenter tous les aspects de la relation client: call centers, technologie, CRM, marketing, etc.

La seule présence des exposants suffira-t-elle

Le secteur de la relation client a considérablement évolué depuis plusieurs années. Notre manifestation n'échappe pas à la règle. Pour répondre à cette évolution, celle-ci doit s'enrichir de nouvelles thématiques. Nous misons donc sur nos conférences pour drainer le public qui se déplacera ensuite sur les stands. Nous avons prévu des tables rondes et des conférences plénières sur des thèmes variés (voir programme p. 19 et 20): les assises de la relation client, la formation, les nouvelles attentes des clients, le service client à l'heure d'Internet et du smartphone, l'investissement des services publics dans la relation client, le homeshoring, l'offshore, le retour du papier, les réseaux sociaux, etc.

Vous organisez un nouveau salon baptisé B-ecommerce, conjointement à Stratégie Clients. Quel est l'objectif de cet événement inédit?

Ce nouveau salon B-ecommerce est orienté «business». Il veut répondre à la démocratisation du Web et à la montée en puissance de l'e-commerce. Il est complémentaire à Stratégie Clients et le visiteur pourra aller de l'un à l'autre. Notre objectif, pour cette première édition, est d'accueillir une cinquantaine d'exposants haut de gamme. La fréquentation sera constituée de PME et de grandes entreprises qui souhaitent créer leur site marchand, mais aussi découvrir les solutions de logistique, le commerce mobile, les moyens de paiement, le marketing et la communication. Nous n'avons pas la prétention de concurrencer le salon E-commerce, qui, du reste, n'a pas lieu à la même période et attire des visiteurs plus grand public, donc très différents des nôtres. n

@ JC Guilloux

Ghislaine de Chambine (Tarsus)

Internet a changé la donne mais le salon reste un excellent moyen d'échanger.

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CLAIRE MOREL