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« La mobilité, ça rapporte vraiment ! »

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La communication mobile n'est pas une chimère. Alexandre Mars, P-dg de Phone Valley, est certain qu'elle va trouver sa place dans la société.

La mode de la mobilité fait penser à la vague de la “nouvelle économie”. N'y aurait-il pas un risque de nouvelle “bulle” d'échec ?


Alexandre Mars : Oui, l'engouement autour de la "mobilité" ressemble à celui autour du commerce électronique, d'il y a quatre ou cinq ans. Sauf que la mobilité, ça rapporte vraiment de l'argent. A condition de comprendre à quoi elle peut servir. Si vous pensez facturer des sommes importantes, vous allez connaître des problèmes identiques à ceux du commerce électronique.

Justement, quels sont les usages de la mobilité ?


A. M : Elle peut servir à l'acquisition et à la fidélisation de la clientèle. C'est un canal supplémentaire de marketing direct. Son taux de retours est beaucoup plus important que celui d'Internet : 95 % des destinataires d'un message le lisent. Mais c'était pareil au début de l'e-mail marketing, donc cela pourrait changer un jour. Ce canal est aussi mieux protégé contre les spams. Simplement parce qu'envoyer un SMS, ça coûte beaucoup plus cher qu'un e-mail. Et en plus, aujourd'hui, il n'y a que des opérateurs français qui peuvent envoyer des campagnes par SMS. Mais cela aussi pourrait changer.

Qu'est-ce que la communication mobile apporte de plusque le marketing direct classique ?


A. M : L'avantage, c'est que l'on est en relation avec son client à un moment précis de la journée. Par exemple, je vais faire une promotion sur les DVD, je lui envoie un SMS samedi dans la matinée. La manipulation de ces messages n'est pas trop difficile. "Si vous êtes intéressé, envoyez le "1" en retour, et le centre d'appels vous rappellera". Ou encore "Cliquez sur le numéro qui apparaît sur l'écran". Noos, Nike, Sony l'ont déjà testé. Et de plus en plus de services après-vente sont intéressés par l'utilisation des SMS en fidélisation.