Marketing Direct N°35 - 01/03/1999 - François Rouffiac
Dans son numéro de janvier dernier, Marketing Direct a publié les grandes tendances du marché du MD 1997, d'après l'étude annuelle de l'UFMD. Voici, média par média, le détail des volumes, ainsi que les modalités de calcul des différents investissements.
Réalisée régulièrement depuis 1990 par l'Union française du marketing
direct, l'évaluation des investissements publicitaires en MD permet d'apprécier
l'importance structurelle de chaque technique de communication directe ainsi
que les tendances d'évolution. Dans notre précédent numéro, en page 4, nous
avons examiné les grandes lignes de l'étude portant sur l'année 1997 et publié
le tableau de synthèse de l'évolution des investissements média par média. En
complément, nous donnons ici les chiffres du marché au niveau des volumes,
ainsi que le détail des méthodes de calcul utilisées par l'UFMD pour parvenir à
ses évaluations. L'approche repose sur les volumes et sur la décomposition des
coûts unitaires, estimés à partir d'enquêtes auprès des différents métiers du
MD. D'une façon générale, l'UFMD retient les hypothèses basses, sauf pour les
"grands médias" où l'évaluation faite par Secodip repose sur la base du tarif
média.
En ce qui concerne les
mailings adressés, les investissements résultent de la multiplication du nombre
de mailings distribués par La Poste aux tarifs Postimpact (3 842 millions) par
le coût unitaire (4,84 F), soit 18 595,3 MF (+ 6,6 %/96). Ce coût de 4,84 F est
constitué du coût d'affranchissement (chiffre d'affaires postal Postimpact
divisé par le nombre d'objets, soit 7 350 MF / 3 842 millions = 1,91 F), auquel
s'ajoutent le coût de la location d'une adresse (estimé à 0,53 F) et le coût de
fabrication d'un mailing (2,40 F). Ce coût de fabrication comprend les coûts de
création, copy, maquette, gravure, impression, papier, personnalisation,
façonnage et routage. A noter qu'aucune estimation chiffrée n'est disponible
au niveau des mailings aux tarifs Lettre-Ecopli du courrier et au tarif presse.
Et qu'en conséquence aucun chiffre n'est retenu dans l'étude concernant ces
types de documents publicitaires.
Les
investissements au niveau des catalogues sont calculés par l'addition des
dépenses de distribution et de fabrication. En 1997, La Poste a distribué 92
millions de catalogues VPC (supérieurs à 250 g au sens de la tarification
postale jusqu'au 31 décembre 1997). Par ailleurs, selon une analyse menée par
le SEVPCD, environ 12,67 millions de catalogues ont été distribués par des
sociétés privées ou les NMPP. Soit un trafic total de 104,67 millions
d'exemplaires précisément. Pour l'ensemble de ces catalogues, le coût moyen de
distribution a été estimé à 7,48 F l'exemplaire ; un coût calculé à partir des
coûts moyens de chaque type de distribution, pondérés par les trafics estimés
de chacun. Quant au coût de fabrication, compte tenu des variations de taille
des catalogues, des coûts moyens ont été retenus, pondérés eux aussi par les
volumes. Pour les gros catalogues (entre 1 et 2 kg), diffusés à environ 42
millions d'unités, le coût retenu a été de 21 F (Source SEVPCD) ; pour les
autres, il a été estimé à 5,30 F. Soit un coût moyen de fabrication, pour
l'ensemble des catalogues, de 11,60 F pour 1997. Par rapport à 1996, le coût
de fabrication a en fait progressé de 5 %, pour tous les types de catalogues.
Mais, la part des gros catalogues - les plus coûteux (42 millions en 97 ; 45 en
96) - ayant baissé dans le volume total, le coût moyen a lui aussi baissé sur
l'ensemble du trafic. Tout ceci amène à des dépenses totales de distribution de
783,169 MF et de fabrication de 1 214,151 MF, soit un total de 1 997,32 MF (+ 4
%/96).
En 1997, le coût moyen de distribution d'un
ISA, par La Poste ou par les opérateurs privés, a été estimé à 0,231 F ; et ce,
à partir des coûts moyens de chaque opérateur, pondérés par les trafics estimés
de chacun. Au niveau du coût de fabrication, et selon des données communiquées
notamment par Moranne Direct Production et Arbalet, des coûts moyens ont été
retenus en fonction des différents types d'ISA : 1,09 F pour les ISA de la
grande distribution, en général de 4 pages quadri format journal, et 0,44 F
pour les autres ISA. D'où un coût moyen, global, de 0,67 F (+ 4%/96 en raison
de la hausse du poids moyen des ISA et de l'amélioration de la qualité). Soit
au total : 0,23 + 0,67 = 0,90 F. L'estimation des volumes a été effectuée à
partir de données de La Poste, des opérateurs privés et de l'étude réalisée par
Arbalet pour l'UFMD sur les ISA de la grande distribution. En 1997, le groupe
La Poste a distribué 7 050 millions d'ISA et les opérateurs privés environ
11,65 milliards. Soit un trafic total de 18,7 milliards d'objets (+ 2,7 %/96).
Compte tenu des coûts moyens affectés à chaque trafic ISA, les dépenses totales
de distribution ont donc été estimées à 4,314 milliards de francs et celles de
fabrication à 12,456 milliards, soit un total de 16,770 milliards de francs (+
5,4 %/96).
En ce qui concerne maintenant
l'asile-colis, le coût de location retenu (0,50 F) est le prix moyen pour
l'insertion d'un document de moins de 20 g, sans tenir compte des asiles-colis
ciblés ou de l'insertion d'échantillons. Le coût de fabrication (0,27 F)
comprend les coûts de création, copy, maquette, gravure, impression, papier
façonnage. Quant au nombre d'asiles, il est calculé de la façon suivante : le
nombre de colis ayant hébergé des asiles en 1997 est estimé par le SEVPCD à 208
millions ; le nombre moyen d'asiles par colis à 2,2 (stable/96). Soit un total
de 208 millions x 2,2 = 457,6 millions d'asiles. Et donc un niveau
d'investissements de 457,6 millions x 0,77 F = 353,7 MF en 97 (+ 5,4 %/96). A
signaler qu'aucune estimation chiffrée n'est disponible pour les asiles-lettres
et factures.
Au niveau des grands
médias, la pige est effectuée par Secodip pour l'UFMD, avec une évaluation sur
la base du tarif média. Pour la radio, sont pigées : Europe 1, RMC, RTL, Sud
Radio, BFM, Chérie FM, Europe 2, Fun Radio, GIE Les Indépendants, Nostalgie,
NRJ National, Radio Classique, RFM, Rires Chansons, RTL 2 et Skyrock. Pour la
télévision : TF1, France 2, France 3, France 3 NER (simultanément sur 12
régions), France 3 Régions, Canal+, M6, La Cinquième, Arte, TMC et RTL9. Et
pour la presse, plus de 850 titres. Sont pris en compte les spots et annonces,
avec au moins un média réponse (numéro de téléphone, normal ou Vert, code
Minitel, adresse Internet pour la TV depuis 1995, bon à découper pour la
presse), et, pour la TV, une durée totale supérieure à 15 secondes, temps
nécessaire pour mémoriser le numéro, le code service... apparaissant à
l'écran.
Les données de France Télécom
n'étant pas disponibles au moment de l'étude 1997, l'UFMD, tout comme en 96,
n'a pu évaluer les investissements en marketing direct téléphonique qui
s'élevaient à 6,8 milliards de francs en 95. A titre indicatif, on pourra
cependant prendre en compte les données d'une enquête UFMD/SMT sur l'activité
des sociétés de marketing téléphonique (2 milliards de francs de CA en 97, + 33
%/96), basées sur un échantillon constant de 27 sociétés. La très forte
augmentation ici constatée ne provient pas uniquement de celle des opérations
d'émission et de réception d'appels, mais également de la forte hausse des
autres activités telles que les prestations de formation et de conseil. On peut
également considérer les données issues de l'étude France Pub/Havas qui
indiquent, pour 97, des dépenses en "marketing téléphonique et divers" de 3 445
millions de francs (+ 7 %/96), dont environ 90 % en marketing téléphonique.
L'ensemble de l'étude de l'UFMD, dont ces estimations ne constituent qu'une
partie, est disponible directement auprès de l'Union.
Candidats :
découvrez des centaines d'offres d'emplois spécialisées dans les services clients et centres d'appels.
Recruteurs :
déposez votre annonce. 300 € H.T. 2 mois de parution sur nos 6 sites.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
Consulter"De plus en plus, le marketing devient de la gestion de la data"
Bel article & bel état d'esprit. Je pense qu' effectivement, avant d'investir a tout va dans tous les leviers d'acquisition possibles, il est ...
1inconnu - 21/05/2012
"De plus en plus, le marketing devient de la gestion de la data"
Bravo pour votre article. Vous confirmez ce que nous disons à nos clients tout au long des missions de conseil que Camp de Bases réalise. C'est ...
christophe cousin - 16/05/2012
« Un client multicanal réalise un chiffre d'affaires six fois supérieur à un client monocanal web »
Pour notre site de commerce d'accessoires de sport, l'évolution vers la vente en ligne et le multicanal nous a amené à repenser notre organisation ...
Christian 33 - 08/05/2012
Organisée par Relation Client Formations
PAR L'INNOVATION ET LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
Animée par Pierre MORGAT, spécialiste de la relation client, de la conquête à la fidélisation.
Rendez-vous à Paris, les jeudi 18 et
vendredi 19 octobre 2012
BORDEAUX du 25/06/2012 au 27/06/2012
Organisée par CSP Formation
Consulter
Commentaires des lecteurs (0)