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E-commerce BtoB: La France en retard?

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L'e-commerce BtoB est en fort développement en France, révèle la dernière étude " Transition Numérique et Commerce BtoB " de la Fevad. Une bonne nouvelle qui ne cache pourtant pas le retard de la France sur ses voisins.

E-commerce BtoB: La France en retard?

Le numérique occupe désormais un poids très important dans les pratiques d'achats des clients professionnels ou des entreprises françaises, révèle la dernière étude réalisée par la Fevad avec le soutien de la Direction Générale des Entreprises, d'Oxatis, Intershop et Stibo Sytems*. L'ensemble des commandes électroniques devrait peser plus de 15% des ventes à l'horizon 2020 avec une croissance de 8% par an.

D'après l'Insee, en France, les distributeurs BtoB s'adressent à une clientèle de plus de 4 millions d'entreprises (hors secteurs publics) et de professionnels (artisans, professions libérales, etc.) dont 95% sont des TPE (entreprises de moins de 10 salariés). 20% des entreprises françaises achèteraient de manière électronique, ce qui représente un volume d'affaires de 385 milliards d'euros en 2013, dont 55 milliards depuis des sites ou services de e-commerce. " Cette étude confirme que nous entrons dans la deuxième phase de pénétration du e-commerce. Après une longue période principalement dominée par les pure player et les ventes BtoC, les entreprises vont accélérer l'adoption des sites e-commerce pour les ventes BtoB. 40% d'entre elles indiquent vouloir commercer en ligne dans les trois prochaines années ", déclare Marc Schillaci, PDG d'Oxatis.

La France en retard

La part du e-commerce BtoB en France est plus faible que celle de nos voisins européens. En comparaison, le volume d'affaires généré par le e-commerce au Royaume-Uni était de 228 milliards d'Euros (en 2013) et de 136 milliards d'Euros (en 2012) en Allemagne.

Les grands distributeurs souhaitent développer les ventes en ligne

Afin de conquérir des parts de marché, la moitié des distributeurs qui disposent d'un réseau d'agences ou de points de vente, travaillent actuellement au développement des ventes en ligne. D'ailleurs, 54% d'entre eux estiment que le développement ou l'optimisation du e-commerce fait partie des chantiers prioritaires pour 2015/2016. Pour 45% des distributeurs (hors spécialistes e-commerce), l'e-commerce à déjà un impact positif sur leur productivité et leurs structures de coûts. Même s'ils reconnaissent que la pression concurrentielle sur les prix est forte, il s'avère que les clients négocient moins les prix dans le e-commerce le rendant aussi, parfois plus fidélisant.

* Etude réalisée de mars à septembre 2015, par Next Content avec la collaboration du Crédoc.

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